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lundi 7 mai 2012

Pour aller plus loin : Réflexions sur "faire son pain"

Présentation de quelques articles sur le fait de faire soi-même son pain

Sociologie du pain-maison

A tous les amateurs de pain-maison, pour réfléchir sur soi-même et voir la portée de l’usage de la machine à pain, se reporter à l’article de la Revue Sociologies Pratiques daté de 2010 de Caroline de Montety (Maître de conférences. Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication) intitulé « La « société de consommation » dans le pétrin ? La machine à pain, objet emblématique de la consommation contemporaine ». Elle analyse l’engouement relativement récent pour la machine à pain.

Elle montre que la MAP est un objet social qui dévoile la relation à la consommation.

- Elle est « pour soi » (pour sa santé et son savoir-faire) et « pour les autres » (faire du pain avec esthétique pour le partager avec son entourage).

- Elle reflète la société actuelle :

« La réappropriation de la boulangerie pour son propre compte semble compatible à la fois avec le processus d’individuation des modes de vie contemporains, le sentiment de sa jouissance, et paradoxalement la soumission collective à l’urgence, voire la maîtrise du temps » (p. 104)

En conclusion, avoir sa machine à pain, c’est être un consommateur certes, mais un consommateur qui affirme sa liberté en résistant aux offres du commerce. Faire son pain « c’est se réapproprier le lien entre production et consommation, c’est rappeler ses exigences, son pouvoir et son libre-arbitre ».

Source : de Montety Caroline, « La « société de consommation » dans le pétrin ? La machine à pain, objet emblématique de la consommation contemporaine », Sociologies pratiques, 2010/1 n° 20, p. 97-106. DOI : 10.3917/sopr.020.0097

La passion du pain

Mayalen Zubillaga dans un article de la Pensée de midi (n°31 2010/2) nous explique « Pourquoi j’aime le pain ? » et montre le processus que de nombreuses personnes faisant elle-même leur pain a vécu : on commence par être fier de dire « c’est moi qui l’ai fait ! » puis on se lance dans l’esthétique avec les mélanges de farine avant de nourrir chaque jour son levain maison… Tiens tiens ça me rappelle quelqu’un !

Sources : Mayalen ZUBILLAGA « Pourquoi j’aime le pain ? », La pensée de midi 2/2010 (N° 31), p. 215-218.

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